Les dossiers à enjeux majeurs de PROMO-SUD
Comme toute société commerciale, Promo Sud a l'obligation d'équilibrer ses comptes ; elle doit donc vérifier en permanence que ses engagements ne dépassent pas ses capacités. Or, certaines décisions prises dans le passé pèsent lourdement sur ses finances et pourraient, si des décisions adéquates n'étaient pas prises en temps utile, affecter son équilibre financier. Promo-Sud travaille activement sur des stratégies à mettre en place dans ces dossiers dits à enjeux majeurs.
- La participation au capital de l'usine du sud
Située à Goro, l'usine de Vale Inco NC. La SPMSC est actionaire à 5% de cette dernière. Les participations détenues par la STCPI dans SLN et ERAMET constituent pour Promo Sud une ressource régulière en fonction des résultats des deux sociétés minières.
Par ailleurs, dans le cadre de l'opération qui a permis à la SPMSC (dont Promo-Sud est actionnaire à 50%) de détenir 5% du capital de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, des engagements financiers importants, prévus être remboursés par les futurs dividendes de la SPMSC, ont été supportés par Promo-Sud. Il s'avère cependant que ces dividendes ne seraient réellement perçus qu'au bout de plusieurs dizaines d'années, en fonction des résultats de l'usine et de la politique de dividende suivie par la société. Dans l'immédiat, Promo-Sud a pris l'engagement d'apporter une garantie au pool bancaire alimentée par les dividendes de la STCPI perçus, et à ce titre ne percevra pas, pendant plusieurs années encore, de dividende de la STCPI.
Endettement souscrit : plus de 140 millions €
Coût pour Promo Sud : 1,9 milliards XPF
Proposition : proposition de Pierre Frogier de faire porter les parts de Vale Inco Nouvelle Calédonie par la SLN.
- Le dossier Sudiles
Le Betico 2 exploité par la SUDILES.Comme dénoncé dans le rapport du 13 novembre 2008 de la Chambre Territoriale des Comptes, dans ce dossier Promo Sud intervient sur un secteur qui n'est pas de sa compétence -le transport maritime vers les Loyautés- et un secteur en concurrence avec des transporteurs privés -la liaison Ile des Pins. Par ailleurs, cette activité est gravement déficitaires et nécessitent des refinancements répétés. Promo-Sud a donc engagé des discussions avec les autres opérateurs maritimes privés afin d'organiser un regroupement dans lequel ils auront la majorité et qui, s'appuyant sur de nouvelles méthodes de tarification fondées sur le coût économique de la prestation (les tarifications sociales étant clairement prises en charge par les collectivités), devrait conduire à des comptes équilibrés.
Coût d'investissement : 1,8 milliards (Betico 2)
Intervention financière de Promo Sud en CCA de Sudiles : 573 millions.
Proposition : réorganisation du transport maritime inter îles et coordination des tarifs aériens et maritimes.
- La création de la pépinière d'entreprises
La pépinière CENTRE SUD, actuellement filiale à 100% de PROMO-SUD.Ce projet était à l'origine initié pour donner de l'élan aux jeunes entreprises, ce qui est compatible avec le rôle la SEM d'accompagnateur des promoteurs privés. On peut toutefois se demander si cette initiative devait être portée seulement par Promo-Sud alors que la CCI dispose de sa propre pépinière d'entreprises. Par ailleurs, l'investissement immobilier et mobilier et la gestion de la location des bureaux font supporter à Promo-Sud, pendant 25 ans, un déficit d'exploitation important (environ 30 millions par an) malgré un remplissage des locaux à 100%.
Proposition : engager des discussions avec la Province Sud (qui deviendra propriétaire des locaux à l'issue du bail emphytéotique) pour lui transférer l'emprunt et avec la CCI pour la gestion des locaux.
- Le rachat des parts de SHN
L’Hôtel le Méridien et le casino de la SHN. Promo Sud a acquis depuis 2004 des parts supplémentaires du capital de SHN (52,49%) s'ajoutant aux 33,12% déjà détenus. Elle a souscrit à cet effet des emprunts ou des crédits-vendeurs qu'elle rembourse chaque année. Le supplément de dividendes perçu grâce à ces actions n'a pas couvert jusqu'ici les remboursements annuels : l'opération est aujourd'hui déficitaire de 373 millions ; elle pourra devenir excédentaire à terme pour autant que SHN maintienne sa politique de dividende. En effet, la SHN a d'autres engagements, et notamment dans le projet de Deva (voir ci-dessous).
- Le projet de centre de thalassothérapie
Le centre de thalassothérapie, projet porté par SBT.Conduit dans la précipitation, sans véritable étude de marché alors que le coût du projet était évalué à 3,8 milliards, le projet aboutit à une impasse : les études complémentaires mettent en évidence un risque que ne peut pas courir Promo Sud. En savoir plus.
Coût d'investissement : 3,8 milliards
Perte probable pour Promo Sud : 180 millions
- Le projet de Deva
L'opération est supportée par la SHD filiale à 100% de SHN. Cette dernière, qui finance sur fonds propres les études opérationnelles (budget prévu de 831 millions), va à nouveau être sollicitée pour :
- les dépenses de pré ouverture : 300 à 400 millions
- le remplacement du « manque à gagner » de la défiscalisation : 2300 millions
Ce besoin supplémentaire de financement va s'ajouter à celui généré par la nécessaire rénovation du Méridien de Nouméa. Il est par ailleurs à craindre que l'estimation des résultats du projet d'hôtel de DEVA soit surévaluée du fait de coefficients de remplissage largement optimistes (+de 60% la quatrième année). Tous ces besoins vont peser sur les finances de SHN et sur sa politique de distribution de dividendes. Or les dividendes de SHN sont actuellement la seule ressource pérenne de Promo-Sud.
Coût de l'investissement (hôtel Sheraton + golf) : 9,3 milliards
Proposition : réduire la taille du projet ou le phaser (notamment pour répondre au besoin de formation des employés locaux).
