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L'ABANDON DU PROJET DE CENTRE DE THALASSOTHERAPIE                                           

Thalasso-1-216 Le Centre de thalassothérapie, un projet à hauteur de 3.9 milliard

Le dossier de ce projet a fait l'objet d'une analyse par la nouvelle équipe de Promo Sud dès son entrée en fonction mi 2009. Il s'agit d'un projet ambitieux (près de 4 milliards d'investissement) qui n'avait pas fait l'objet d'étude de marché. La décision a été prise de missionner un cabinet spécialisé (Cushman & Wakefield, cabinet australien de renom qui présente l'avantage de bien connaître la Nouvelle Calédonie pour y avoir réalisé diverses études, pour l'hôtel Méridien notamment) pour évaluer le marché potentiel des 4 cibles visées par le projet : l'Australie, la Nouvelle Zélande, la Corée et le Japon.

LES CONCLUSIONS DE L'ETUDE

Les résultats de l'étude peuvent surprendre par le caractère franchement négatif des conclusions. On apprend en effet que :
- le concept de thalasso est quasiment inconnu dans les quatre pays ciblés à l'exception, dans une faible mesure, du Japon où existent 3 centres de thalasso ;
- il y a peu d'intérêt de la clientèle pour le concept sauf les rares australiens ou néo zélandais ayant fréquenté des centres en Europe et la clientèle des centres de thalasso japonais ;
- la clientèle des spas, marché potentiel des centres de thalasso, est une clientèle essentiellement féminine à la recherche de bien être et de relaxation et de soins de beauté ; les aspects médicaux et sportifs des centres de thalasso ne la touchent pas et le nom de Serge Blanco est soit inconnu soit contre productif ;
- cette clientèle a des habitudes de consommation de prestations à la journée, dans des centres de proximité, et n'est donc pas préparée à envisager des séjours de 3 à 6 jours.

UN PROJET RISQUE TEL QU'IL EST CONCU

La conclusion globale est que le produit a peu de chances de susciter spontanément l'engouement qu'imaginaient les promoteurs du projet car, à cette absence d'intérêt de la clientèle visée, il faut ajouter les handicaps traditionnels de l'industrie touristique calédonienne que sont l'absence de notoriété, l'éloignement des marchés émetteurs, la cherté des prestations et la barrière de la langue.
La seule perspective positive réside dans le potentiel de croissance que l'étude attribue à l'industrie du bien être et qui pourrait révéler, malgré ces prévisions peu encourageantes, une clientèle insoupçonnée ; mais cela supposerait de très gros investissements de marketing sans que le résultat soit garanti. En restant plus réaliste, l'étude table sur un coefficient de remplissage de 20% la première année (contre 39 dans le dossier initial) et de 30% la cinquième (contre 74 dans le dossier initial).

Au vu de ces résultats, les prévisions économiques du projet ont été réactualisées. Elles mettent en évidence sa grande fragilité économique du fait des nouvelles prévisions de clientèle et aboutissent à la conclusion que le projet, tel qu'il avait été imaginé, n'est pas viable financièrement.